Ne pas entrer dans le jeu de la blessure de l’autre
Comprendre l’origine des réactions relationnelles
Je démarre une série autour des blessures d’enfance et de leur impact dans nos relations adultes. Certaines réactions, certains schémas, certaines ruptures ne viennent pas du présent… mais de mémoires beaucoup plus anciennes qui continuent de se rejouer.
À travers la microastrologie, je vais mettre en lumière cinq mécanismes précis, chacun relié à un astéroïde : Child pour la blessure, DNA pour le sabotage, Silentium pour la fuite, Moa pour l’extinction, et Conscience pour la sortie.
Ces mécanismes ne sont pas abstraits. Au contraire, ils s’activent dans la relation, souvent de manière inconsciente, et nous amènent alors à rejouer, fuir, saboter ou nous éteindre.
Capsule 1 — (4580) CHILD : la blessure
Ce que tu ressens n’est pas toujours lié à ce qui se passe. En réalité, c’est plus ancien, plus profond. À cet endroit, c’est l’enfant qui réagit : celui qui a manqué, attendu, espéré. Dès lors, tout devient plus intense : un silence dérange, une distance inquiète, une parole traverse.
Ainsi, l’autre ne fait que toucher une mémoire déjà vivante. L’astéroïde Child vient pointer cet endroit précis. Tant que cette part dirige, la relation devient une demande de réparation. Et progressivement, tu ne rencontres plus… tu rejoues.
Capsule 2 — (55555) DNA : le sabotage
Au départ, tout semble possible… jusqu’au moment où ça devient réel. À ce moment-là, quelque chose bascule. Tu t’ouvres puis tu te refermes. Tu avances puis tu freines. Comme si une force invisible reprenait la main.
En réalité, ce n’est pas un choix, c’est une empreinte. DNA parle de ces programmes inscrits en profondeur qui se rejouent sans passer par la conscience. Ainsi, le sabotage ne détruit pas par hasard : il protège d’un danger ancien. Et, finalement, le lien s’arrête là où il pourrait commencer.
Capsule 3 — (5710) Silentium : la fuite
Il n’y a pas toujours de rupture. Parfois, il y a simplement un silence. Un retrait. Une absence qui ne dit pas son nom. Peu à peu, il y a moins de présence, moins d’engagement, moins de lien. Tout se dilue.
Silentium parle de cette fuite silencieuse. Lorsque ressentir devient trop intense, le système coupe. Il se retire, sans conflit, sans explication. Pourtant, le piège est de vouloir remplir ce vide. Or, ce silence ne demande pas à être comblé : il révèle une incapacité à rester.
Capsule 4 — (14880) Moa : l’extinction
Ici, il n’y a plus de bruit. Plus de fuite. Seulement une baisse, une diminution. Comme si l’élan lui-même avait été coupé.
Moa parle de cette extinction : la perte d’une capacité à être pleinement là. Alors, soit on se contient, soit on se réduit… ou encore, on éteint l’autre pour ne pas être confronté à sa propre intensité. Dans ce cas, ce n’est plus la relation qui est en jeu, mais le vivant qui se retire.
Capsule 5 — (12524) Conscience : la sortie
À un moment, quelque chose s’arrête. Pas le lien, mais le mécanisme. Progressivement, tu vois, tu reconnais, et tu ne réagis plus de la même manière.
Ainsi, tu ne poursuis plus, tu ne t’adaptes plus, tu ne t’éteins plus. Tu restes. Conscience, c’est cet espace intérieur stable qui observe sans se laisser happer. C’est là que tu ne joues plus, et que tu redeviens pleinement présent à toi.
Sortir des mécanismes inconscients
Ces dynamiques suivent un mouvement précis : d’abord la blessure s’active, ensuite le sabotage se met en place, puis la fuite apparaît, l’extinction s’installe… ou bien la conscience émerge.
Ne pas entrer dans le jeu de la blessure de l’autre, ce n’est pas se fermer. C’est voir. Voir ce qui se joue, et ne plus y répondre depuis la blessure.
C’est à partir de là que la relation change. Ou s’arrête.
Mais toi, tu ne te perds plus.
Dans les prochains jours, je vais revenir sur chacun de ces mécanismes à travers des capsules dédiées. Chaque capsule viendra approfondir un archétype, mettre en lumière ses manifestations concrètes, et permettre de mieux reconnaître ce qui se joue dans la relation.
L’objectif n’est pas d’ajouter de la compréhension mentale, mais d’amener de la lucidité. Une lucidité suffisante pour ne plus entrer automatiquement dans ces dynamiques.
Capsule après capsule, le regard s’affine. Et progressivement, la posture change.
Muriel Kennel
Astr’AME – Alchimy, Métamorphose, Évolution
Ecrire un commentaire
Vous devez être identifié sur pour poster un commentaire.