Après le Puits Initiatique, je pensais avoir traversé l’essentiel.

Comme si quelque chose s’était déjà ouvert, déplacé, ajusté.

Et pourtant… le parcours ne s’arrêtait pas là.

En poursuivant dans les jardins de Quinta da Regaleira, un autre espace s’est présenté.

Une grotte… Et au centre, Léda.


Du puits à la grotte : du contenant à la structure

Dans mon article précédent, j’explorais le Puits Initiatique à travers l’astéroïde (1721) Wells

Le puits agit comme un accès, un passage vers ce qui est gardé en profondeur.

La grotte, elle, fonctionne autrement. On n’y descend pas. On s’y retrouve face à quelque chose qui est déjà là.

Comme une scène maintenue en place, un point fixe dans le parcours.


Léda : une vérité qui n’est pas fausse… mais altérée

L’astéroïde (38) Leda ne parle pas simplement de secret.

Il touche un point plus précis : un événement réel… dont la lecture a été modifiée dès l’origine.

Dans le mythe, Zeus ne se présente pas comme dieu, il se transforme, il prend la forme d’un cygne.

Ce n’est pas l’union qui pose question, mais c’est la forme qu’elle prend.

Une union réelle, mais présentée autrement.

Et à partir de là, une structure se met en place :

– une double origine
– une filiation incertaine
– une vérité qui existe… sous plusieurs versions


Un triptyque précis dans la lecture transgénérationnelle

C’est ce que j’avais commencé à mettre en lumière dans cet article :
https://www.therapyame.com/2024/07/06/quand-pere-et-geniteur-ne-sont-pas-la-meme-personne/

Avec trois astéroïdes qui se répondent avec précision :

(1173) Anchises
(132) Aethra
(38) Leda

Trois configurations différentes, mais un même axe : la filiation troublée.

– Anchises : ne pas savoir, ignorer, taire
– Aethra : provoquer, organiser, orienter
– Leda : faire coexister deux réalités


Ce que Quinta da Regaleira vient montrer

Dans cette grotte, rien n’est dissimulé, la statue est là, visible et bien présente.

Et pourtant, elle ne donne pas une lecture unique.

C’est exactement cela, Leda, ce n’est pas le secret enfoui, c’est une réalité construite de manière ambivalente dès le départ.

Certaines histoires ne sont pas cachées, elles sont connues… mais reposent sur une base qui n’est pas univoque.

Et cette structure traverse ensuite les générations.


Le moment où tout s’aligne

Mon premier article sur Léda a été écrit le 6 juillet 2024… Un jour de Pleine Lune.

Ce jour-là, j’explorais déjà cette question de filiation, de double origine, de récits familiaux qui ne coïncident pas toujours avec la réalité biologique.

Et sans l’avoir anticipé, le cycle s’est réactivé.

Le jour où je suis entrée dans cette grotte à Quinta da Regaleira, (38) Leda transitait ma Lune en Verseau.

Comme si quelque chose venait toucher directement la mémoire émotionnelle.

Et aujourd’hui, 2 avril, à nouveau sous une Pleine Lune, au moment où je me pose, où j’écris, où j’intègre… Leda se rapproche de mon Nœud Nord en Verseau à 12°25.

On passe alors d’une activation émotionnelle… à une mise en direction.

De la mémoire… vers la trajectoire.

Une géométrie qui confirme

Au moment exact de cette Pleine Lune du 2 avril, le ciel vient poser une structure d’une précision remarquable.

(38) Leda en Verseau à 12°25,
se place en sextile exact au Soleil en Bélier à 12°22,
et en trigone exact à la Lune en Balance à 12°22.

Une configuration fluide sans tension.

Le Soleil en Bélier vient poser l’identité.
La Lune en Balance vient poser la relation.

Et Leda, au cœur de cette géométrie, relie les deux. Elle ne divise plus, elle articule.


Une configuration propice à l’intégration

Ce type de configuration est particulièrement propice à une relecture apaisée de certaines histoires.

Lorsque Leda est soutenue par des aspects harmoniques, ce qui peut habituellement créer du doute ou de la confusion devient accessible autrement.

Il ne s’agit plus de chercher une vérité unique, ni de trancher entre deux versions, mais de reconnaître qu’une réalité peut avoir été construite sur plusieurs niveaux… et que cela peut être intégré sans conflit intérieur.

Le sextile au Soleil permet de repositionner l’identité et le trigone à la Lune facilite l’accueil émotionnel.

Et Leda, dans cette circulation, n’active plus la fracture, elle devient un point de compréhension.


Nuage de sens

(38) Leda : Double origine, filiation dédoublée, ambiguïté fondatrice, union transformée, réalité multiple, coexistence de versions, identité fragmentée, héritage ambivalent, origine incertaine, PMA, parentalité moderne.


Quand Leda s’inscrit dans le réel

Dans mon thème, (38) Leda se situe en Capricorne, en maison 7, une position qui vient directement toucher la structure des liens, les engagements, et la manière dont les relations se construisent dans le temps.

Depuis l’enfance, j’ai grandi avec une réalité qui n’était pas dissimulée : mon père avait mis enceinte des femmes avant son mariage avec ma mère, des enfants reconnus par d’autres hommes à leur naissance.

À cette époque, il n’était pas rare que des femmes enceintes se marient, pas nécessairement avec le géniteur.

Ce n’était pas un secret, c’était une organisation, une manière de structurer la réalité pour qu’elle puisse tenir socialement.

Et c’est précisément là que Leda prend tout son sens, car il ne s’agit pas toujours d’un non-dit, ni d’un mensonge, mais d’une construction où la filiation biologique et la filiation reconnue ne coïncident pas totalement.

Les autres visages de Leda

Leda ne se limite pas aux questions de paternité incertaine.

Elle ouvre un champ beaucoup plus large : celui des origines non conventionnelles.

Je la retrouve également dans des histoires où la filiation ne suit pas le schéma attendu : des femmes ayant eu des enfants seules, des mères célibataires, des parcours où la conception s’est faite autrement, par choix, par contrainte ou par impossibilité biologique.

Insémination, don, parcours médicaux, mais aussi situations où un enfant est élevé par un autre que son géniteur, ou encore des histoires où la parentalité se construit en dehors des cadres habituels.

Dans ces configurations, il n’y a pas forcément de secret.

Mais il y a une autre manière de faire exister l’origine.

Une autre manière de relier un enfant à une histoire.


Leda dans les 12 signes

Bélier
Une origine marquée par l’impulsion, un démarrage rapide, parfois hors cadre, avec une identité qui se construit dans l’affirmation malgré une base initiale non structurée.

Taureau
Une filiation qui cherche à s’ancrer, à stabiliser une réalité parfois ambivalente, avec un besoin fort de sécurité face à une origine qui ne suit pas un schéma classique.

Gémeaux
Une histoire racontée sous plusieurs versions, une double lecture possible de l’origine, avec des récits qui coexistent ou se transforment selon le contexte.

Cancer
Une mémoire familiale profondément marquée, avec des liens émotionnels forts, parfois indépendamment de la réalité biologique.

Lion
Une quête de reconnaissance et de légitimité, avec une identité qui cherche à se positionner face à une origine qui demande à être affirmée.

Vierge
Un besoin de comprendre, de remettre de l’ordre, de décoder les détails d’une histoire parfois floue ou incomplète.

Balance
Une filiation qui se joue dans la relation, avec des ajustements permanents pour maintenir un équilibre entre différentes vérités.

Scorpion
Une intensité dans la transmission, des histoires sensibles, parfois liées à des secrets, à des transformations profondes ou à des enjeux de vérité.

Sagittaire
Une origine qui sort du cadre habituel, avec une dimension culturelle, géographique ou symbolique différente, amenant une quête de sens.

Capricorne
Une structuration de la filiation, une organisation qui permet de faire tenir une réalité complexe dans un cadre social ou familial.

Verseau
Des modèles non conventionnels, des configurations familiales atypiques, avec une capacité à penser l’origine autrement.

Poissons
Une origine diffuse, parfois difficile à cerner, avec des liens qui se ressentent plus qu’ils ne s’expliquent, et des frontières floues.


Leda dans les 12 maisons

Maison 1
L’origine marque directement l’identité, avec une présence visible d’une histoire particulière dans la manière d’être.

Maison 2
Une influence sur la sécurité intérieure, les valeurs, avec un lien entre origine et sentiment de stabilité.

Maison 3
Des récits multiples, des non-dits ou des versions différentes qui circulent dans l’entourage proche.

Maison 4
Une empreinte familiale directe, avec une histoire inscrite au cœur des racines et du foyer.

Maison 5
Une expression de cette dynamique à travers les enfants, la créativité ou la manière de se raconter.

Maison 6
Une intégration dans le quotidien, le corps, ou les habitudes, avec des impacts parfois subtils mais constants.

Maison 7
Une filiation qui se rejoue dans les relations, les unions, ou les engagements officiels.

Maison 8
Une intensité forte, des transformations profondes, des enjeux autour de la transmission, de la sexualité ou de la conception.

Maison 9
Une ouverture à d’autres modèles, d’autres cultures, d’autres visions de la filiation, parfois en dehors du cadre d’origine.

Maison 10
Une influence sur la trajectoire de vie, l’image sociale, avec une construction identitaire liée à l’histoire familiale.

Maison 11
Des modèles collectifs ou alternatifs, des formes de parentalité différentes, parfois en dehors des normes établies.

Maison 12
Une dynamique invisible, subtile, parfois karmique, avec des éléments difficiles à nommer mais profondément ressentis.


Ouverture Astr’AME

Après avoir exploré le puits, je pensais que tout se jouait dans la profondeur, mais certains fragments ne demandent pas à être cherchés, ils sont déjà là.

Présents.
Accessibles.
Mais jamais totalement lisibles.

Avec (38) Leda, il ne s’agit pas de révéler un secret.

Il s’agit de comprendre ce qui, dès l’origine, a été construit sur plusieurs lectures.


Muriel Kennel Astr’AME®