
Descendre là où tout commence avec (1721) Wells
À Sintra, au cœur de la Quinta da Regaleira, il y a un lieu dont on entend parler… sans vraiment savoir ce qui nous y attend.
Sur le papier, c’est un puits.
Dans la réalité, c’est tout autre chose.
Quand nous sommes arrivés, rien ne laissait présager ce qui allait se jouer. Le domaine est magnifique, presque irréel, comme suspendu hors du temps. Et puis, il y a cette ouverture. Discrète. Presque anodine. Celle du Puits Initiatique, appelé aussi Poço Iniciático — un nom qui, à lui seul, porte déjà l’idée d’un passage, d’un seuil que l’on ne franchit jamais tout à fait par hasard.
On s’approche. On regarde. Et sans vraiment réfléchir… on descend.
Très vite, quelque chose change. Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas brusque, mais c’est immédiat. Le regard se modifie, le corps ralentit, l’attention se resserre. On n’est plus en train de visiter. On est en train de vivre quelque chose.
Et au fond, on le sent : ce n’est pas un hasard si on est là.
Un lieu chargé… sans jamais s’imposer
Ce puits a été conçu par António Augusto Carvalho Monteiro, et on comprend très vite que rien n’a été laissé au hasard. Ce n’est pas une construction classique, c’est un parcours. On y retrouve des influences ésotériques, des symboliques liées aux Templiers, à la franc-maçonnerie, à l’alchimie… mais rien n’est affiché frontalement.
Tout est subtil. C’est un lieu qui ne montre pas, mais qui fait vivre.
Le Puits Initiatique : descendre pour se retrouver
Ce puits n’est pas un puits. Il n’a jamais été conçu pour puiser de l’eau… mais pour traverser des états de conscience.
Creusé en spirale dans la terre, il évoque une colonne vertébrale inversée, une descente lente, consciente, presque rituelle. Chaque marche devient une strate, chaque pas un dépouillement.
On n’y entre pas comme dans un monument. On y pénètre comme dans un seuil.
Et très vite, le monde du dessus s’efface.
La spirale : une descente qui nous transforme
Plus on descend, plus la spirale agit. Au début, on regarde l’architecture, on trouve ça beau, impressionnant. Et puis, doucement, ça bascule.
Comme si la descente extérieure venait activer une descente en soi.
Rien de violent. Rien de forcé. Mais quelque chose se révèle.
Pas forcément de manière claire ou immédiate. Plutôt comme une impression, une prise de conscience subtile, presque silencieuse. Comme si certaines choses remontaient, non pas pour être analysées, mais simplement pour être vues autrement.
Et là, on comprend que ce lieu agit.
La lumière au fond du puit
Le basculement
Arrivés en bas, il y a ce symbole. Une croix. On la voit, sans forcément s’y attarder. Mais on sent que ce n’est pas un point final.
C’est un passage.
Parce qu’à partir de là, on ne remonte pas.
On avance.
La traversée
On ne peut pas vraiment dire ce qu’il y a au fond de ce Poço Iniciático. Ce n’est pas un fond au sens classique, mais un espace de passage, un entrelacement de galeries, presque un labyrinthe souterrain.
On avance sans vue d’ensemble. Les chemins sont étroits, parfois humides, traversés par l’eau. Il y a des puits de lumière qui percent l’obscurité, comme des respirations dans la matière.
Et puis, il y a cet espace ouvert, ce bassin que l’on appelle le Lago da Cascata. Une eau calme, presque immobile, comme un point de suspension dans le parcours.
Ici, on ne cherche plus à comprendre.
On traverse.
Et dans cette traversée, quelque chose s’intègre.
Une résonance plus intime
Ce qui est troublant avec ce lieu, c’est qu’il ne se contente pas d’être beau ou impressionnant. Il vient toucher quelque chose de plus profond, de plus personnel.
Le symbole du puits porte en lui la profondeur, le secret, ce qui a été gardé, transmis, parfois même au-delà de nous.
Et chacun vient rencontrer ce qui est juste pour lui. Sans excès. Sans débordement. Avec une précision presque déroutante.
Ce qui se dépose
Il n’y a pas de moment précis où tout bascule. Pas de révélation spectaculaire. Mais en sortant, quelque chose est différent.
Une perception plus fine. Un regard légèrement déplacé.
Et surtout, une forme de calme.
Comme si ce qui avait été touché n’avait plus besoin d’être évité. Ni même expliqué. Juste reconnu, à sa juste place.
Wells : la révélation après l’expérience
Ce n’est qu’après, en revenant sur cette expérience, que quelque chose d’encore plus fort se révèle.
Je découvre l’existence de l’astéroïde (1721) Wells.
L’astéroïde (1721) Wells a été découvert le 3 octobre 1953 à l’observatoire Goethe Link, près de Brooklyn dans l’Indiana. Il a été nommé en hommage à Hermann B. Wells, président de l’université de l’Indiana, figure marquante de son époque.
Sa période de révolution est d’environ 2038 jours, soit 5,58 ans, inscrivant son mouvement dans un cycle lent, presque souterrain, en résonance avec sa symbolique.
Au moment de sa découverte, Wells se situait à 9°41 du Taureau rétrograde, un degré Sabian associé à “une infirmière de la Croix-Rouge” — une image forte pour moi, qui représente la période du 28/29/30 avril le point de départ de mon histoire. Un endroit qui évoque le soin, la réparation, l’accompagnement dans des zones sensibles, parfois invisibles.
Comme si, dès son origine, cet astéroïde portait déjà en lui cette capacité à descendre dans ce qui est enfoui… non pas pour exposer, mais pour prendre soin.
“Wells” : le puits.
En le positionnant dans mon thème, il apparaît exactement sur mon Soleil, en Cancer, à quelques minutes près. Une précision troublante, presque impossible à ignorer.
Comme si cette descente n’était pas seulement une expérience vécue… mais une réactivation.
Et au moment même où j’écris ces lignes, une autre synchronicité apparaît : Wells en Bélier, conjoint à DNA dans le transit.
Comme si ce puits ne parlait pas uniquement de profondeur…
Mais de mémoire.
Nuage de sens
(1721) Wells : puits, profondeur, descente, mémoire, secret, silence, passage, initiation, labyrinthe, eau, matrice, lumière intérieure, accès aux couches profondes, plongée en soi
Wells : ce qui est gardé en profondeur
Avec Wells, le symbole du puits prend une toute autre dimension. Ce n’est plus seulement un passage, c’est un espace de stockage. Un lieu où quelque chose a été conservé, parfois depuis longtemps. Une mémoire. Une trace. Une empreinte.
Dans le Puits Initiatique, on ne descend pas pour découvrir quelque chose de nouveau.
On descend pour retrouver ce qui est déjà là, et c’est exactement ce que Wells vient révéler dans un thème.
Où est votre puits intérieur ?
Qu’est-ce qui y est gardé ?
Et surtout… êtes-vous prêt à y descendre ?
(1721) Wells — Dans les 12 signes et les 12 maisons
Où se situe votre puits intérieur
Wells dans les 12 signes
Bélier
Le puits agit comme une impulsion intérieure, une descente rapide, presque instinctive, où quelque chose cherche à émerger sans attendre.
Taureau
La profondeur passe par le corps, les sensations, une lente intégration, comme une mémoire qui s’ancre et se stabilise.
Gémeaux
Le puits se manifeste dans les pensées, les échanges, les prises de conscience successives, comme une exploration mentale en mouvement.
Cancer
Une mémoire émotionnelle forte, parfois familiale, comme un puits relié aux racines, à l’histoire, à ce qui a été ressenti et transmis.
Lion
Une profondeur liée à l’identité, à l’expression de soi, comme un espace intérieur qui demande à être reconnu et assumé.
Vierge
Le puits s’explore par les détails, le corps, le quotidien, comme une descente progressive dans ce qui doit être ajusté et compris.
Balance
La profondeur passe par la relation, par l’autre, comme un miroir qui révèle ce qui est déjà présent à l’intérieur.
Scorpion
Une descente intense, transformatrice, parfois radicale, comme un accès direct aux couches les plus profondes de l’être.
Sagittaire
Le puits devient une quête de sens, une exploration intérieure qui ouvre vers une vision plus large, presque philosophique.
Capricorne
Une profondeur structurée, maîtrisée, comme un travail intérieur qui se construit dans le temps, avec exigence.
Verseau
Le puits se révèle à travers des prises de conscience soudaines, des déclics, comme une compréhension qui arrive sans prévenir.
Poissons
Une profondeur diffuse, intuitive, presque mystique, comme un espace intérieur qui se ressent plus qu’il ne s’explique.
Wells dans les 12 maisons
Maison 1
Le puits touche directement l’identité, la manière d’être, comme une profondeur visible dans la présence même.
Maison 2
Une mémoire liée aux ressources, aux valeurs, à la sécurité, comme un rapport intime à ce que l’on possède ou retient.
Maison 3
Le puits s’exprime dans les échanges, les pensées, les déplacements, comme une exploration intérieure en mouvement.
Maison 4
Une profondeur familiale, ancestrale, comme un puits relié aux racines, au foyer, à l’histoire intime.
Maison 5
Une exploration intérieure liée à la créativité, à l’expression, comme un espace qui demande à se manifester.
Maison 6
Le puits s’inscrit dans le quotidien, le corps, le travail, comme une descente dans les habitudes et les mécanismes.
Maison 7
La profondeur passe par les relations, les partenaires, comme un miroir qui révèle ce qui est déjà présent.
Maison 8
Un puits intense, transformateur, lié aux passages de vie, aux mutations profondes, aux zones sensibles.
Maison 9
Une exploration intérieure liée au sens, aux croyances, à l’ouverture, comme une quête intérieure qui élargit la vision.
Maison 10
Le puits touche la direction de vie, la vocation, comme une profondeur liée à ce que l’on vient incarner dans le monde.
Maison 11
Une mémoire liée aux projets, aux réseaux, au collectif, comme un lien entre intérieur et futur.
Maison 12
Une profondeur invisible, subtile, presque karmique, comme un puits qui agit en silence, en arrière-plan.
Ouverture Astr’AME
Ce lieu m’a rappelé quelque chose d’essentiel :
Le puits n’est pas à l’extérieur.
Il est en nous.
Avec (1721) Wells, il devient possible de localiser cet espace dans un thème. De comprendre où se situe cette profondeur, où quelque chose a été gardé, parfois en silence.
Muriel Kennel Astr’AME®

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