Une lecture symbolique du ciel à travers la mythologie, l’astrologie uranienne et les astéroïdes.

Ce matin, par curiosité, j’ai voulu observer le ciel autrement.

J’ai regardé ensemble les planètes hypothétiques de l’astrologie uranienne, quelques astéroïdes mythologiques et les configurations planétaires du jour.

Et j’ai eu l’impression d’assister à une véritable scène sur le Mont Olympe.

Le Soleil, accompagné de Jupiter et Vulcain, rayonne en Lion, tandis qu’en face, Pluton, Junon, le Vertex et la Part de Fortune occupent le Verseau.

Le feu face à l’air.
L’individuel face au collectif.
L’affirmation face à la transformation.

Difficile, dans le contexte actuel, de ne pas être interpellée par cette symbolique. Lorsque le feu rencontre l’air, chacun sait combien le vent peut attiser les flammes. Les incendies qui touchent actuellement plusieurs régions donnent une résonance particulière à cette opposition céleste.

Je n’y vois pas une relation de cause à effet, mais une image symbolique qui invite à réfléchir aux forces en présence : la puissance du feu, la circulation de l’air, et la recherche d’un équilibre entre les deux.

Au même moment, Mercure, en Cancer, rejoint Chronos et Hadès, tandis que la Lune, en Capricorne, leur fait face.

Comme si la pensée devait dialoguer avec le temps, les profondeurs et la mémoire.

Puis un détail m’a particulièrement interpellée…

L’astéroïde (22754) Olympus, symbole du Mont Olympe, est conjoint à Uranus, en maison X au moment ou je lis dans le ciel.

Le lieu où résident les dieux semble traversé par Uranus, l’archétype des bouleversements, des révolutions et des changements inattendus.

Comme si le conseil des dieux était en pleine réorganisation.

Lorsque j’ajoute Zeus, le roi de l’Olympe, je découvre qu’il est en Balance, en quinconce exact du Milieu du Ciel, et en opposition exacte à Vesta en Bélier.

Le souverain paraît devoir réajuster son autorité, tandis que Vesta rappelle ce qui mérite d’être protégé, préservé et consacré.

Enfin, Poséidon, en Scorpion, forme un trigone avec Mercure, Chronos et Hadès.

Comme si les profondeurs, les émotions et l’invisible cherchaient à rétablir une circulation entre ces différentes forces.

Cette exploration me rappelle une chose essentielle.

Le ciel n’appartient à personne.

Comme les grands récits de l’humanité, il peut être observé sous une multitude de regards.

Astrologie traditionnelle, astrologie humaniste, astrologie uranienne, microastrologie, mythologie, archétypes…

Chaque approche apporte une couleur différente à la lecture d’un même ciel.

Pour moi, il ne s’agit pas de choisir une école contre une autre, mais d’oser tisser des liens entre elles.

Lire le ciel, c’est un peu comme contempler une immense tapisserie. Certains n’en voient qu’un fil. D’autres acceptent d’en suivre plusieurs à la fois, jusqu’à laisser apparaître un dessin plus vaste.

Le ciel est immense. Il n’appartient à aucune école, à aucune méthode, à aucune croyance.

Il offre une palette infinie de symboles à celui qui accepte d’explorer, de relier et de rester curieux.

Je ne crois pas que le ciel nous demande d’avoir raison.

Je crois qu’il nous invite à garder l’esprit ouvert.

Car les limites de notre lecture sont souvent moins celles du ciel… que celles de notre propre regard.

Je ne prétends pas lire ici un événement précis.

J’y vois simplement une mise en scène symbolique fascinante, où les archétypes de la mythologie semblent reprendre vie dans le ciel.

Et si les mythes n’avaient jamais cessé de nous parler ?

Et vous, lorsque vous regardez cette carte, avez-vous aussi l’impression que quelque chose est en train de se jouer… sur le Mont Olympe ?

Muriel Kennel Astr’AME