Nouvelle Lune du 9 novembre 2026 : la fin des blessures héritées ?

LA FIN DES BLESSURES HÉRITÉES ?

La Voix des astéroïdes

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans La Voix des astéroïdes !

Aujourd’hui, j’ai quelque chose de vraiment passionnant à partager avec vous !

Et je vous préviens : cette fois, nous allons parler de famille, d’héritage, de blessures, de transmission… mais surtout de LIBERTÉ !

Parce que lorsque j’ai commencé à explorer le ciel de cette Nouvelle Lune du 9 novembre 2026, j’ai découvert une configuration particulièrement intéressante.

Et je me suis posé une question.

  • Et si nous n’étions pas venus sur Terre pour continuer indéfiniment les histoires de nos ancêtres ?
  • Et si nous pouvions, à un moment donné, décider que certaines blessures s’arrêtent avec nous ?

Mais avant de vous expliquer pourquoi cette question m’est venue, regardons ensemble ce magnifique ciel.

Nous avons une Nouvelle Lune en Scorpion, avec un Ascendant lui aussi en Scorpion.

Déjà, deux fois le Scorpion ! Autant vous dire que nous ne sommes pas dans une énergie de surface.

Le Scorpion nous invite à descendre dans les profondeurs, à regarder ce qui se cache derrière les apparences, à explorer nos peurs, nos attachements, nos secrets, mais aussi notre extraordinaire capacité de transformation.

Le Soleil et la Lune se rencontrent à 16 degrés 53 du Scorpion, en maison 12. Et cette maison 12 est particulièrement intéressante, puisqu’elle nous parle de notre monde intérieur, de l’inconscient, de ce qui reste parfois enfoui, de ce que nous ne comprenons pas toujours dans nos propres comportements.

Nous retrouvons également la Part de Fortune dans cette configuration.

Et surtout, regardez bien !

Exactement sur cette Nouvelle Lune, nous avons un astéroïde dont le nom est particulièrement révélateur : (2440) Educatio.

L’éducation ! Vous voyez déjà où je veux en venir ?

Une Nouvelle Lune en Scorpion, en maison 12, accompagnée d’un astéroïde qui nous parle d’éducation, d’apprentissage et de transmission.

Mais attendez, parce que ce n’est pas terminé !

Dans ce ciel, nous découvrons également un magnifique rectangle mystique. Une configuration qui relie quatre points : Mars en Lion, Vénus en Balance, le Nœud Nord en Verseau et Chiron en Bélier. Deux sextiles, deux trigones et deux oppositions viennent structurer cette figure.

Et ce qui est absolument fascinant, c’est que chacun de ces quatre points est accompagné d’un astéroïde dont la symbolique semble répondre aux autres.

Auprès de Vénus, nous retrouvons (91) Aegina. Auprès de Mars, (158) Koronis. Sur le Nœud Nord, (9509) Amfortas. Et auprès de Chiron, dans une conjonction presque exacte, (14880) Moa.

Alors imaginez un instant !

Au centre de notre lecture, l’éducation et la transmission. Et autour, des histoires de vengeance, de peur de l’abandon, de puissance blessée et d’extinction. Franchement, si ce n’est pas une invitation à explorer nos héritages familiaux, je ne sais pas ce que c’est !

Mais attention : il s’agit d’une lecture symbolique, d’une invitation à réfléchir à notre propre histoire, et non d’une fatalité inscrite dans le ciel.

Et maintenant, entrons dans le langage de ces cinq astéroïdes.

Commençons par (2440) Educatio.

Parce qu’il est conjoint exactement au Soleil et à la Lune, il occupe une place centrale dans cette lunaison.

Educatio nous parle de tout ce que nous avons appris. Mais pas uniquement à l’école !

Je parle de cette éducation invisible que nous recevons dès notre naissance. Les croyances de nos parents. Les comportements de nos grands-parents. Les règles familiales. Les interdits. Les non-dits.

Ces petites phrases qui finissent par devenir de véritables programmes intérieurs.

« Il faut travailler dur pour mériter sa place. »

« Dans notre famille, on ne montre pas ses émotions. »

« Il faut toujours penser aux autres avant soi. »

« On ne parle pas de ces choses-là. »

Et ma préférée : « Chez nous, on a toujours fait comme ça ! »

Ah bon ?

Et alors ?

Depuis quand le fait d’avoir toujours fait quelque chose constitue-t-il une bonne raison de continuer ?

Voilà la provocation que nous propose symboliquement Educatio.

Et si nous devions désapprendre ?

Désapprendre à culpabiliser lorsque nous disons non. Désapprendre à croire que l’amour exige le sacrifice. Désapprendre à porter les responsabilités de tout le monde.

Parce qu’il y a une immense différence entre recevoir un héritage et être obligé de le reproduire.

Et en Scorpion, maison 12, cette question prend une dimension profonde.

Quels sont les conditionnements qui dirigent encore notre vie sans que nous en ayons conscience ?

La Part de Fortune ajoute une interrogation intéressante : et si une forme d’accomplissement personnel passait justement par cette prise de conscience ?

Non pas rejeter notre famille. Mais retrouver notre liberté de choisir.

Et vous allez voir que les quatre autres astéroïdes donnent à cette réflexion une profondeur tout à fait étonnante.

Prenons (91) Aegina, qui accompagne Vénus rétrograde en Balance.

Dans la mythologie grecque, Égine est aimée de Zeus. De leur union naît Éaque.

Mais cette histoire provoque une vengeance qui frappe l’île portant son nom.

Et ce qui m’intéresse ici, c’est que les conséquences du conflit dépassent les personnes directement concernées.

Des innocents en subissent les effets.

Et là, je vous pose une question.

Combien de familles continuent à vivre les conséquences d’un conflit qui a commencé deux, trois ou quatre générations auparavant ?

Une histoire d’héritage. Une trahison. Une rupture. Une injustice. Deux branches d’une famille qui ne se parlent plus.

Et parfois, les descendants continuent à entretenir cette séparation sans même savoir exactement pourquoi !

Vous trouvez cela normal ?

Moi, je trouve surtout que cela mérite d’être interrogé. Parce qu’une rancune peut se transmettre comme une tradition.

Et ce n’est pas parce qu’elle est ancienne qu’elle mérite d’être conservée !

Avec Vénus rétrograde en Balance, nous sommes invités symboliquement à revisiter nos relations, nos engagements, notre rapport à la justice et à la réciprocité.

Et si nous arrêtions de faire payer aux générations suivantes les conflits des générations précédentes ?

Et si nous pouvions choisir nos relations autrement que par fidélité à de vieilles blessures ?

Voilà ce que m’inspire Aegina.

Passons maintenant à (158) Koronis, qui accompagne Mars en Lion.

Et là, accrochez-vous, parce que son histoire est particulièrement intéressante !

Koronis est aimée d’Apollon et attend un enfant de lui. Mais la peur de l’abandon intervient dans son histoire. Elle se tourne vers un autre homme, et la situation se termine tragiquement.

Pourtant, de ce drame naît Asclépios, qui deviendra le dieu de la médecine et de la guérison.

Vous voyez le paradoxe ?

Nous avons une peur, une rupture, une tragédie…

Et finalement, la naissance d’un guérisseur !

C’est une image que je trouve extrêmement forte. Parce que parfois, nous sommes tellement préoccupés par la peur de souffrir que nous adoptons des comportements qui entretiennent précisément cette souffrance.

Nous avons peur d’être abandonnés, alors nous nous accrochons. Nous avons peur d’être trahis, alors nous contrôlons. Nous avons peur de manquer, alors nous retenons. Nous avons peur de ne pas être aimés, alors nous nous oublions.

Et nous appelons cela de l’amour, de la prudence ou de la protection.

Mais est-ce vraiment le cas ?

Avec Mars en Lion, Koronis nous invite à interroger notre manière de réagir, notre fierté, notre besoin de reconnaissance.

Et surtout, elle nous offre une perspective magnifique.

De la blessure peut naître une autre forme de conscience. La génération suivante n’est pas obligée de reproduire le drame. Elle peut apprendre à le comprendre et à construire autre chose.

C’est toute la symbolique d’Asclépios.

Et cette idée nous conduit directement à un autre personnage.

(9509) Amfortas, conjoint au Nœud Nord en Verseau.

Amfortas, c’est le Roi Pêcheur, le gardien du Saint Graal. Un roi blessé. Un homme atteint dans sa puissance, notamment dans une région du corps associée à la sexualité et à la capacité d’engendrer. Il possède une couronne. Il possède un royaume. Mais sa blessure l’empêche d’exercer pleinement sa fonction.

Et moi, cette image m’interpelle énormément. Parce que combien d’hommes, dans nos lignées, ont appris qu’ils devaient être forts à tout prix ?

Ne jamais pleurer. Ne jamais montrer leurs faiblesses. Réussir. Protéger. Produire. Assurer. Et surtout, ne jamais avouer qu’ils souffrent.

Mais depuis quand la vulnérabilité serait-elle incompatible avec la puissance ?

Depuis quand un homme devrait-il cacher ses blessures pour conserver sa dignité ?

Et cette question ne concerne pas uniquement les hommes. Elle nous concerne tous lorsque nous confondons notre valeur personnelle avec notre capacité à réussir, à être utiles ou à répondre aux attentes des autres.

Amfortas nous présente un roi qui ne peut plus régner comme avant.

Alors peut-être que sa blessure nous invite justement à redéfinir ce que signifie régner sur sa propre vie. Avec le Nœud Nord en Verseau, maison 3, la symbolique ouvre une autre direction. Celle d’une parole plus libre. D’une pensée qui ose sortir des anciens modèles. D’une transmission différente.

Parce que parfois, dans une famille, le véritable courage consiste simplement à dire ce que personne n’a jamais osé dire.

À reconnaître une souffrance. À mettre des mots sur un silence. À comprendre que la force ne réside pas toujours dans le fait de tenir bon. Elle réside parfois dans la capacité de changer.

Et maintenant, nous arrivons à l’astéroïde qui m’a particulièrement interpellée dans cette configuration.

(14880) Moa, conjoint presque exactement à Chiron en Bélier.

Alors, Moa, qu’est-ce que c’est ?

Le moa était un grand oiseau de Nouvelle-Zélande, incapable de voler, dont les espèces ont aujourd’hui disparu.

Son nom nous renvoie donc à une symbolique d’extinction. Quelque chose qui cesse d’exister.

Et lorsqu’on retrouve Moa conjoint à Chiron, l’astéroïde associé symboliquement à la blessure, une question apparaît immédiatement.

Et si ce qui devait s’éteindre, ce n’était pas la vie ? Ni une personne ? Ni une lignée ? Mais une blessure ? Une répétition ? Un comportement destructeur transmis de génération en génération ?

Et si nous décidions que cela suffit ?

Parce que Chiron est ici en Bélier. Et le Bélier nous parle de courage, d’initiative, de décision. En maison 5, nous retrouvons notamment les enfants, la créativité et ce que nous engendrons.

Alors je trouve le rapprochement avec Amfortas particulièrement saisissant. D’un côté, un roi blessé dans sa puissance et sa capacité d’engendrer. De l’autre, Moa, qui nous parle d’extinction, conjoint à Chiron.

Et si cette configuration nous invitait à réfléchir à ce que nous continuons à engendrer à travers nos comportements ?

De la peur ? De la culpabilité ? Des conflits ? Des sacrifices ? Ou une autre manière d’aimer ? Une autre manière de communiquer ? Une autre manière de transmettre ?

Parce qu’il faut bien qu’un jour, dans certaines familles, quelqu’un décide que les choses peuvent changer !

Quelqu’un qui ose dire : « Je comprends d’où vient cette blessure. Je reconnais qu’elle a existé. Mais je ne suis pas obligé de la reproduire. »

Et ça, c’est une véritable révolution intérieure !

Ce n’est pas renier ses ancêtres. Ce n’est pas effacer le passé. Ce n’est pas accuser ses parents de tous nos malheurs. C’est reprendre notre responsabilité dans le présent. Parce que nous ne pouvons pas changer ce qui a été vécu avant nous. Mais nous pouvons choisir comment nous allons vivre aujourd’hui. Et surtout, comment nous allons transmettre demain.

Alors maintenant, revenons à notre magnifique rectangle mystique.

Mars en Lion, Vénus en Balance, le Nœud Nord en Verseau et Chiron en Bélier. Deux sextiles. Deux trigones. Deux oppositions.

Quatre pôles qui mettent en relation nos actions, nos relations, notre évolution et nos blessures.

Et autour de cette figure, quatre astéroïdes dont les histoires semblent se répondre. Aegina nous interroge sur les conséquences des conflits et des vengeances. Koronis nous montre comment la peur peut entretenir une blessure, mais aussi comment un guérisseur peut naître d’une histoire tragique. Amfortas nous parle d’une puissance blessée, d’une capacité d’engendrer entravée. Et Moa nous invite à explorer ce qui pourrait enfin cesser de se transmettre.

Mais n’oublions pas celui qui accompagne exactement cette Nouvelle Lune.

Educatio ! L’éducation. Les apprentissages. Les conditionnements. La transmission.

Et c’est précisément ce qui donne, à mes yeux, toute sa cohérence à cette lecture. Parce que le véritable enjeu n’est peut-être pas simplement de comprendre pourquoi nous souffrons. Il est de comprendre ce que nous avons appris à reproduire. Et surtout, ce que nous pouvons désormais choisir de transformer.

Alors je vais vous poser une question. Une seule. Et prenez vraiment quelques secondes pour y réfléchir.

Si vous pouviez décider aujourd’hui qu’une chose ne serait plus transmise dans votre famille, quelle serait-elle ?

La peur de manquer ? La culpabilité ? Le silence ? La violence ? Le sentiment de ne jamais être assez bien ? L’obligation de se sacrifier pour être aimé ?

Qu’est-ce que vous choisiriez de ne plus transmettre ?

Parce que nous avons parfois passé des années à chercher pourquoi nous étions comme nous étions. À explorer notre passé. À comprendre notre enfance. À analyser notre histoire familiale. Et tout cela peut être précieux. Mais à un moment donné, une autre question mérite d’être posée.

Maintenant que j’en ai conscience, qu’est-ce que je décide d’en faire ?

Et voilà, pour moi, le véritable message symbolique de cette Nouvelle Lune.

Le Scorpion nous invite à la transformation. La maison 12 nous conduit vers ce qui est enfoui. Educatio nous interroge sur ce que nous avons appris. Et le rectangle mystique ouvre une réflexion sur notre capacité à sortir de certaines répétitions. Non pas pour devenir quelqu’un d’autre. Mais pour retrouver la liberté d’être nous-mêmes.

Alors oui, nous portons tous une histoire. Nous avons tous des racines. Des mémoires. Des héritages.

Mais nos racines ne sont pas des chaînes !

Et notre fidélité à nos ancêtres ne devrait jamais nous obliger à reproduire leurs souffrances.

Nous pouvons les aimer sans vivre leur vie. Nous pouvons les respecter sans porter leurs conflits. Nous pouvons honorer notre lignée sans répéter ses blessures.

Et peut-être que le plus beau cadeau que nous puissions offrir aux générations suivantes, ce n’est pas de leur transmettre une histoire parfaite.

C’est de leur transmettre davantage de liberté.

La liberté d’aimer autrement. La liberté de penser autrement. La liberté de ne pas avoir à réparer indéfiniment ce qui a été blessé avant leur naissance.

Alors je terminerai cette interprétation par une phrase qui résume, à mes yeux, toute la puissance symbolique de cette Nouvelle Lune.

CE N’EST PAS LA LIGNÉE QUE NOUS CHERCHONS À ÉTEINDRE.

C’EST LA BLESSURE QUE NOUS REFUSONS DE TRANSMETTRE.

Et si, finalement, la véritable renaissance commençait là ?

Voilà ce que je souhaitais partager avec vous aujourd’hui à travers cette Nouvelle Lune du 9 novembre 2026 et le langage fascinant des astéroïdes.

J’espère que cette interprétation vous aura apporté un regard différent sur ce magnifique ciel et, peut-être, sur votre propre histoire.

D’ailleurs, j’aimerais beaucoup connaître votre ressenti.

Est-ce que cette idée d’interrompre certaines répétitions familiales vous parle ?

Avez-vous déjà pris conscience d’un comportement ou d’une croyance que vous aviez hérité et que vous avez choisi de ne plus reproduire ?

N’hésitez pas à me le raconter dans les commentaires. J’aurai beaucoup de plaisir à vous lire.

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Je vous remercie sincèrement pour votre présence, votre écoute et votre fidélité.

Prenez bien soin de vous.

Et surtout, n’oubliez jamais : nous ne sommes pas obligés de transmettre ce que nous avons subi.

À très bientôt pour une nouvelle exploration du ciel, dans La Voix des astéroïdes !


Muriel Kennel

Microastrologue — Créatrice d’Astr’AME®

Academy Astr’AME®

https://www.murielkennel.fr

Pour prolonger cette exploration, retrouvez l’épisode 9 de « La Voix des astéroïdes », consacré à la Nouvelle Lune du 9 novembre 2026, sur YouTube et Spotify.