En rédigeant mon dernier article consacré à l’astéroïde (5009) Sethos, je me suis aperçue, grâce à un commentaire, que j’avais commis une petite erreur sur le visuel : j’avais indiqué 509 au lieu de 5009.
Une simple coquille, me direz-vous.
Pourtant, en microastrologie, j’ai appris à ne jamais écarter ce qui semble être un hasard.
Ma première réaction a donc été d’aller observer l’astéroïde (509) dans mon propre thème natal.
Et là… première surprise.
L’astéroïde (509) Iolanda est exactement posé sur ma conjonction Mercure–Junon.
En regardant sa fiche, je découvre qu’il s’agit d’un prénom féminin découvert par Max Wolf le 28 avril 1903.
Immédiatement, un souvenir me revient.
Je savais que Max Wolf avait découvert un très grand nombre d’astéroïdes portant des prénoms féminins, dont l’origine reste parfois mystérieuse. Beaucoup d’entre eux semblent rendre hommage à des femmes dont l’histoire s’est perdue avec le temps.
Une question s’impose alors à moi.
Existe-t-il un astéroïde dédié à Max Wolf lui-même ?
Quelques recherches plus tard, je découvre que la réponse est… oui.
Le premier est (827) Wolfiana, découvert le 29 août 1916 par l’astronome Johann Palisa à Vienne. Son nom a été choisi en hommage à Maximilian Franz Joseph Cornelius Wolf (21 juin 1863 – 3 octobre 1932), astronome allemand considéré comme l’un des pionniers de l’astrophotographie, auquel on attribue la découverte de 248 astéroïdes.
Puis une seconde surprise apparaît.
Il existe également (1217) Maximiliana, découvert le 13 mars 1932 par Eugène Joseph Delporte. Lui aussi rend hommage à Max Wolf, cette fois à travers son prénom, Maximilian. Selon les sources historiques, la proposition de ce nom aurait été formulée par son épouse, Gisela Wolf, après le décès de l’astronome.
Deux astéroïdes pour honorer un même homme.
L’un porte son nom de famille.
L’autre son prénom.
Et comme souvent lorsque j’explore ces synchronicités, je retourne immédiatement à mon thème natal.
Nouvelle résonance.
(1217) Maximiliana est lui aussi conjoint à ma conjonction Mercure–Junon, exactement comme (509) Iolanda.
Quant à (827) Wolfiana, il est posé sur mon Chiron natal.
Une simple erreur de numérotation m’a ainsi conduite vers une succession de découvertes que je n’aurais probablement jamais faites autrement.
C’est précisément ce qui me fascine en microastrologie.
Chaque détail peut devenir une porte d’entrée.
Chaque « erreur » apparente peut ouvrir un nouveau chemin de recherche.
Et parfois, derrière une simple coquille, se cache une histoire qui attend simplement d’être révélée.
En refermant cette recherche, une émotion particulière m’a traversée.
Depuis maintenant quatre ans, une grande partie de mon travail intérieur et de mes recherches en microastrologie tourne autour du féminin.
La réconciliation avec les femmes.
Les mémoires de rivalité.
Les blessures de sororité.
Les figures féminines perçues comme dangereuses.
Autant de thèmes qui reviennent inlassablement dans mes explorations.
Et voilà qu’une simple coquille me conduit précisément vers un astronome qui a consacré une part importante de son œuvre à nommer des astéroïdes portant des prénoms féminins.
Comme si, derrière cette erreur en apparence anodine, quelque chose attirait une nouvelle fois mon regard vers ces femmes inscrites dans le ciel.
La synchronicité devient encore plus troublante lorsque je découvre que (509) Iolanda et (1217) Maximiliana sont tous deux conjoints à mon axe Mercure–Junon,
Je n’y vois pas une preuve.
J’y vois une invitation.
Une invitation à poursuivre cette recherche sur le féminin.
À comprendre pourquoi Max Wolf a choisi ces prénoms.
À retrouver, lorsque cela est possible, les femmes qui se cachent derrière ces noms.
À explorer aussi celles dont l’origine demeure inconnue.
Car, à ce jour, personne ne sait avec certitude qui était Iolanda.
Était-ce une femme de son entourage ?
Une amie ?
Une mécène ?
Une figure historique ?
Ou simplement un prénom qui lui était cher ?
Les archives ne nous donnent pas encore la réponse.
Puis un dernier détail attire mon attention.
(509) Iolanda a été découvert le 28 avril 1903.
Le 28 avril est une date profondément inscrite dans mon histoire personnelle.
En microastrologie, lorsqu’une date revient avec une telle intensité dans un parcours de vie, je prends le temps de l’observer.
Je la considère comme un fil à suivre plutôt qu’une conclusion à tirer.
Et comme si cette recherche continuait à tisser sa toile, un autre détail vient résonner.
Max Wolf est né, a vécu et est décédé à Heidelberg.
Une ville qui ne m’est pas totalement étrangère.
Une partie de mes origines est allemande et une branche de ma famille a vécu dans cette région.
Là encore, je n’y vois pas une démonstration.
Simplement une résonance supplémentaire.
Comme si cette enquête me conduisait, pas à pas, à croiser des dates, des lieux, des prénoms et des histoires qui font écho à mon propre chemin.
C’est peut-être cela qui me passionne le plus dans la microastrologie.
Non pas chercher à tout expliquer.
Mais accepter que certaines recherches semblent parfois nous choisir autant que nous les choisissons.
Je crois que ma prochaine étape sera justement d’aller à la rencontre de (509) Iolanda.
Non pas pour lui attribuer une histoire qui n’est peut-être pas la sienne.
Mais pour chercher, avec la rigueur de l’historien et l’intuition de la microastrologue, ce qui a conduit Max Wolf à inscrire ce prénom dans le ciel le 28 avril 1903.
Peut-être découvrirai-je un jour son identité.
Peut-être pas.
Mais j’ai le sentiment que cette recherche dépasse désormais le simple prénom Iolanda.
Elle m’invite à explorer l’histoire de toutes ces femmes auxquelles Max Wolf a donné une place parmi les étoiles.
Et si, finalement, mon travail consistait aussi à retrouver le fil invisible qui relie ces prénoms féminins à ceux qui les ont confiés au ciel ?
Car parfois, il suffit d’une simple coquille…
…pour ouvrir un nouveau chapitre de recherche.
Et comme si cette recherche continuait de tisser sa toile, un dernier détail vient s’ajouter.
Au moment même où j’écris ces lignes, le 9 juillet, (827) Wolfiana est en conjonction exacte avec Chiron en transit, tous deux au 0° du Taureau.
Or, dans mon thème natal, Wolfiana est déjà conjoint à mon Chiron natal.
Plus j’avance dans cette enquête, plus les fils semblent se relier entre eux : un prénom féminin découvert par Max Wolf, deux astéroïdes créés en son hommage, une date qui résonne avec mon histoire, Heidelberg qui fait écho à mes origines familiales allemandes, et maintenant cette rencontre entre Wolfiana et Chiron dans le ciel du moment.
Comme si cette recherche attendait simplement le bon moment pour se révéler.
Muriel Kennel Astr’AME
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